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Site Art des blasons en pleine page « L'héraldique et l'art des blasons », c'est ce que je vous propose de découvrir, le plus simplement possible. Petit à petit, nous apprendrons à blasonner (décrire (lire) un blason). Les partitions, les « couleurs », les figures, etc. n'auront plus de secret pour vous... Vous pourrez ainsi, bientôt créer votre propre blason. :-)) héraldique

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  L'Héraldique et l'Art des Blasons  


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  Définition de l'héraldique  

 

Les premiers pas vers l'héraldique.

De tous temps, et quelle que soit la civilisation, l'Homme a eu besoin d'affirmer son identité et de se faire reconnaître par les autres. Cette identification personnelle ou de clan s'effectue à l'aide d'un système emblématique utilisant de nombreuses figures symboliques. Plus simplement, laisser une trace et apposer sa marque !  ;-)  Mais ce n'est pas encore de l'héraldique au sens strict. [ J'avoue que c'est là, un sacré raccourci ! ;-) ]
Un élément essentiel ayant contribué à la « création » de l'héraldique est la nécessité pour les différentes unités combattantes de se reconnaître rapidement et efficacement sur les champs de bataille. Pouvoir se rassembler rapidement auprès des chefs de bataille et éviter de s'entre-tuer grâce aux moyens mis à disposition comme les étandards, les fanions aux « couleurs » (armes) de chacun...

Une des premières traces écrites correspondant à l'héraldique définie comme telle, remonterait au XIème siècle, suite à l'énumération des éléments composant les couleurs et détails vestimentaires de chacun des deux combattants qui allaient s'affronter. La personne qui fit cette énumération est par conséquent le premier héraut d'armes (hérault en vieux françois) connu de l'Histoire.

L'héraldique est plus précisément un Art (ou une spécialité) qui se consacre à l'étude du blason et des armoiries. Il n'est pas faux de parler de « science héraldique ». Aux vues de toutes les règles et du vocabulaire spécifique employé, l'héraldique est effectivement une science et un langage !

Toutefois, l'étude de l'Héraldique ne s'arrête pas à la représentation graphique ; le héraut doit mémoriser les faits d'armes associés à la personne et être capable de les citer en toutes occasions. Il se doit de reconnaître les armoiries portées par le chevalier.
Ce ne devait pas être un métier facile... ;-)

Les représentations qu'on trouve sur les écus sont très souvent relatives à une symbolique spirituelle, à un fait d'armes, ou un peu plus récemment, à un métier, à une corporation ; à l'association du nom avec sa représentation phonétique (armes parlantes) ou symbolique (quolibet), géographique, ou encore à un ensemble composé de plusieurs de ces éléments.

Cet art suppose sur le plan graphique, autant une esthétique qu'un descriptif. Les explications que vous trouverez en parcourant ce site seront tantôt plus spécifiques à « l'Art du Blason » que de la « science de l'Héraldique » dans son ensemble. Une différenciation pouvant être faite entre les deux).

À chaque fois nous essaierons de voir les éléments de base, immuables et ceux plus représentatifs du blason ancien ou moderne.

Le blason dans sa représentation initiale fait appel à l'écu (le bouclier). La forme du bouclier est différente en fonction du pays d'origine, car liée à sa propre culture esthétique. C'est à partir de ce support « de base » que le blason prend réellement sa valeur spirituelle.
Avant d'aller plus avant, [ ;-) ] voici quelques remarques sur l'écu en lui-même :


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  Les formes  

 
La forme la plus « simple » sur laquelle furent apposés les symboles est l'écu. L'écu, à l'origine n'était autre qu'un bouclier de bois, de cuir ou de fer, tantôt recouvert de fourrures, tantôt peint ou dessiné. Il sert aux guerriers, dans son rôle premier, pour se protéger et pour impressionner (effrayer) l'ennemi, puis tout comme pour les clans et les familles, pour permettre de s'identifier sur les champs de bataille.
Selon les pays et les âges, les formes des écus diffèrent sensiblement, mais elles représentent toujours, en héraldique, dans leur forme, le symbole du Coeur. De celui-ci, trois grands contours d'écu se sont révélés. Il s'agit de l'écu triangulaire, en amande ou ordinaire, encore appelé traditionnel.
Voici quelques-unes des principales formes rencontrées :

 
blason de base : 3 formes d'écus

N'oublions pas les boucliers plus traditionnels comme le « scutum Romain », rectangulaire ou rond...
Bien sûr, ce n'est ici, que l'élément de base (le bouclier) qui est déformé. Les formes ont varié au cours des siècles en fonction de l'évolution des coutumes des pays. Un échantillon des formes principales les plus connues est affiché dans le tableau suivant :

 
Quelques formes d'écus
blason dame
écu des
dames
blason
écu des
demoiselles
blason
écu Français
ancien
blason ancien
écu Français
du XIII ème
ecu classique
écu classique
ecu de tournois
écu de tournois
blason suisse
écu Suisse
ecu
écu Ibérique
écu
écu Polonais
blason
écu Anglais
heraldique germanique
écu Allemand
heraldique italienne
écu Italien

 
L'évolution des moeurs, la manière de combattre, l'apparition des « jeux » (tournois et joutes) ont été autant de facteurs de transformation des écus ; ceux-ci deviennent plus petits, on en trouve des bombés, des découpés pour laisser passer la lance de tournois... Avec l'évolution, les écus deviennent plus petits et sont davantage destinés à « l'apparat » qu'à la guerre.

ecu de tournois ecu carre de tournois heraldique germanique
   Écus de tournois, dont le carré qui lui est dédié.   



Ne vous étonnez donc pas de rencontrer quelques variantes à ces formes typiques.
Le descriptif de ces blasons se lit (s'énumère, se blasonne) de la manière suivante : « De gueules, à trois besants posés en bande ». Toutefois, l'un de ces blasons a pour descriptif : « De gueules, à trois besants, deux et un » (trouvez-le).  ;-)
Vous pourriez également trouver les blasonnements suivants : « De gueules, à trois besants d'or, posés en bande » et « De gueules, à trois besants d'or, deux et un ». Notez la présence du mot « or » correspondant à l'émail du besant. C'est par défaut la « couleur » de celui-ci, il est donc inutile de le citer. Vous trouverez de plus amples informations dans les chapitres : la lecture des blasons et les meubles des blasons (les couleurs des meubles par défaut).

Je ne puis le garantir pour tous les écus, mais le nombre d'or entre en de nombreux points dans la construction de l'écu français du XIII ème siècle.
Ce nombre d'or, garant de l'esthétique, apparaît à tous niveaux dans la conception de cet écu.


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  Les émaux  

 

Généralités.


Les différentes couleurs utilisées en héraldique portent le nom d'émaux. Les émaux sont partagés en trois groupes qui sont respectivement : les métaux, les fourrures ou pannes et les couleurs. L'« émail » est (devenu (?)) le terme générique pour exprimer les différentes teintes, quel que soit le matériau utilisé.
À partir de maintenant attention au sens du mot couleur. :-)
La génèse de ces appellations vient certainement de la composition (matière) initiale utilisées pour recouvrir les premiers boucliers ; et on en a conservé le nom. On verra aussi (dans une autre partie du site) que d'autres termes comme « cousu » et « brochant », font partis de la langue héraldique. Ceux-ci provenant de la manière dont les différents éléments pouvaient être assemblés et ils sont restés de part ce même aspect historique (originel).

Il existe respectivement deux métaux, deux fourrures proprement dites et leur contre (voir tableau), ainsi que cinq couleurs de base. Cependant une sixième couleur est apparue plus tardivement sur certains armoriaux. C'est une couleur composée, qui se situe entre l'or et le rouge, et dont la teinte varie de l'orangé au tanné (voir tableau).
Cette couleur on la trouve parfois sous le nom de « transmutation » !

Parmi les couleurs (ou dénominations) qui sont également apparues plus tard, on trouve la carnation ou le carné, destinée à représenter la couleur chair. Enfin, il existe une toute dernière « couleur » relativement récente qui se nomme « au naturel ». Elle est parfois utilisée pour représenter la couleur des animaux, des fruits ou encore certains objets dans leur couleur dite naturelle. Elle ne rentre donc pas directement dans le cadre d'une couleur traditionnelle sachant que le dessin représenté « au naturel » peut être de couleurs différentes et contenir des nuances de plusieurs coloris.
Exemples : « un bâton au naturel » et « une feuille de chêne au naturel ».

 Les métaux
Argent
  Or
 Les fourrures
Hermine Vair
 Contre-hermine   Contre-vair 
 Les couleurs
Gueules
rouge
Azur
bleu
Sable
noir
Sinople
vert
Pourpre
violet
Orangé
orange

 Les autres couleurs
Transmutations
Orangé
orangé
Tanné
marron
Tardives
Carnation
chair
Naturel
selon sujet
    
    


Info : Dans d'autres pays on peut trouver, bien que plus rare, les émaux suivants : le gris, encore appelé « fer » (métal) en héraldique Allemande ou le « rouge sang » (sanguine) « Dark Blood-Red » dans l'héraldique Anglaise.


Composition et précisions.

Ces dix émaux fondamentaux de l'héraldique peuvent subir quelques variations de teintes, plus claires ou plus sombres suivant les régions ou les pays , les époques, voire les héraldistes...
Mais dans toutes les Héraldiques, la superposition des émaux d'une même famille reste interdite, comme la surcharge des couleurs ou des symboles.
Vous trouverez toutes les informations nécessaires en consultant les règles de l'héraldique.
Par exemple : les deux métaux ne doivent pas être mis l'un sur l'autre ! (Quoi que ! ;-)) Cf. les règles...

herminé Des combinaisons d'émaux sont également possibles tant qu'elles respectent les règles de l'héraldique, comme par exemple : « de gueules, herminé d'or », ou bien : « d'or, vairé de gueules »... vairé


Encodage des émaux.

À noter que dans les représentations en couleur, l'or peut être représenté par du jaune, et l'argent par du blanc.

Le noir (sable devrais-je dire ;-)) est considéré comme une couleur, mais il peut également être considéré comme une fourrure. Car dans sa nature première, le sable (noir soyeux) a également pu provenir de la fourrure de la Zibeline (Martre de Sibérie et du Japon).
La pourpre est également une couleur un peu à part, (voir les règles de l'héraldique) qui sans être réservée est peu utilisée dans l'héraldique traditionnelle.
Dans l'histoire de l'héraldique, le sinople (du moins dans le nom, sinon dans la couleur elle-même) est apparu bien après le gueules, l'azur et le sable. Viennent ensuite la pourpre et les transmutations y compris la couleur de carnation.

Il existe également un code couleur schématique utilisé en héraldique lors des représentations des esquisses de blasons en bichromies. C'est un système composé d'un ensemble de points ou de traits orientés qui forme un motif en noir et blanc. À chaque motif est associé une couleur. L'absence de motif, donc un fond blanc, représente l'émail « argent ». C'est avec ce système de codage que sont dessinés les blasons dans l'armorial Riestap (Jean-Baptiste Rietstap, 1828-1891), entre autre.
Pour la petite histoire, (comme on dit ;-)), cette « table d'encodage » aurait été créée au XIVème puis utilisée plus systématiquement au XVIème siècle. Avant cette date, il est possible de rencontrer un encodage par lettre, avec par exemple le S pour le sable, le O pour l'or, etc...


 
code couleur




Tous les motifs sont tracés au trait en noir et éventuellement remplis à l'aide du système ci-dessus ou associés à une lettre (tableau ci-desous).


  Lettres utilisées pour marquer la teinte des émaux  
ÉmailFranceAngleterreAllemagne
OrOOGo
ArgentAAW
GueulesGGR
AzurBBB
SableSSS
SinopleVVG
PourprePPBr

Exemples :

couleur du blason ou couleur du blason = couleur du blason

ou bien encore :

couleur du blason ou couleur du blason = couleur du blason


Symbolisme des couleurs.

Attention, ici, couleur a le sens générique (teinte).
Depuis très longtemps déjà, on a associé aux couleurs des vertus, des significations, des traits de caractère ou des émotions, on y a associé un âstre ou une pierre (non hexaustif). Ces symboles diffèrent également en fonction des lieux, mais on dénote parfois une certaine constante.
Le contexte ou domaine (héraldique, décorration, voyance, ...) dans lequel on utilisera ces couleurs peut en faire varier ou augmenter le sens. Plus communément, on trouvera les significations suivantes :
  • L'Or : Le Soleil et la Topaze. Intelligence, grandeur, vertu, prestige.
  • L'Argent : La Lune et la Perle. Netteté, pureté, sagesse.
  • Le Rouge : Mars et le Rubis. Amour, désir de servir sa patrie.
  • Le Bleu : Jupiter et le Saphir. Symbole de la beauté, fidélité, persévérance.
  • Le Noir : Saturne et le Diamant. Tristesse.
  • Le Vert : Vénus et l'Émeraude. Santé, joie, espérance, liberté.


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  Les divisions de l'écu  

 
Le découpage de l'écu est à la fois simple et complexe ; simple car visuellement les lignes de séparation sont des segments de droites, courbes ou rectilignes qui suivent une symétrie simple. Complexe car il y a plusieurs types de découpages, dont certains se superposent, s'emboitent et d'autres sont invisibles car purement symboliques ou spirituels.
 
Globalement, parmi les divisions de l'écu on peut trouver les types de découpages suivants :
  • Symboliques (9).
    Correspondant aux neuf points que vous allez découvrir dans la partie consacrée au découpage de l'écu.
  • Spirituels.
    De très nombreuses variantes, allant du pentacle à la spirale, en passant par les neuf points.
  • Les partitions principales (9).
    Les plus classiques de l'héraldique.
  • Les partitions ternaires (9).
    Moins courantes...
  • Les répartitions (9).
  • Une combinaison des partitions et répartitions.
    Peu usitée en héraldique ancien.
  • Les partitions seyantes (9).
    Les noms sont empruntés aux vêtements de l'homme.
  • Les états des partitions seyantes (14).
    Il s'agit des partitions seyantes ou sécantes, mais avec des séparations curvilignes.
  • Les pièces.
    Attention, les pièces ne correspondent pas à un découpage en soi de l'écu, mais à une superposition de matière de forme géométrique qui au final va participer à la division de l'écu. Du fait de leur forme, les pièces peuvent se confondre avec certaines partitions.

Le découpage de l'écu.


Fondamentalement, un écu est formé de neuf parties distinctes, encore appelées points. Attention, ces points ne sont pas représentés physiquement sur l'écu, ce n'est qu'un positionnement symbolique.
Par contre, les meubles seront placés en ces points ou à leurs intersections.

 
cantons L'écu, quelle que soit sa forme, est découpé en neuf parties distinctes, trois lignes de trois colonnes. On peut aussi employer : trois tires de trois points. Chaque « case » est un point qui se nomme aussi un canton. De gauche à droite et de haut en bas, on obtient respectivement :

le canton dextre du chef, le chef, le canton senestre du chef,
le flanc dextre, le coeur (le centre ou l'abîme), le flanc senestre,
le canton de la pointe dextre, la pointe, le canton de la pointe senestre.

Vous aurez peut-être remarqué que les parties dextres (ce qui signifie droite), désignent les parties qui se trouvent à votre gauche sur l'écu dessiné ! Ce n'est pas une erreur ; cela provient du fait que l'écu était porté par un chevalier, et par conséquent, celui-ci le tenant à son bras, le côté que l'on voit à notre gauche correspond bien à la droite du chevalier. Or l'écu, (le blason), est représentatif de son porteur...
Dans certains cas, c'est le corps humain qui y sera symbolisé par ces neuf points. Le vocabulaire employé sera alors assez représentatif (chaussé, chapé, vêtu, ...).
D'une symbolique encore plus complexe, on peut trouver un ensemble d'éléments imbriqués tels un triangle à cinq branches, plus un triangle à six branches, plus un cercle. Chacune des intersections et/ou surfaces peut avoir un caractère symbolique ou spirituel...
Le coeur de l'écu (l'abîme) représente le coeur spirituel.


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Les partitions de l'écu.

Le partitionnement est le premier découpage physique de base d'un écu. C'est par dessus celui-ci que d'autres types de découpage seront inscrits ou superposés ou encore que les figures seront placées.
Le système de partition de l'écu s'appuie sur les neuf points définis dans l'écu. Ainsi, l'écu de base, de couleur unie, sans ligne de partage est une partition unique parce que non découpée et porte le nom de Plain.
On parlera aussi de « champ ». Lorsqu'il est plain, le champ est composé d'un seul émail ; ce qui est relativement rare et très ancien !
 
plain

 
Voici maintenant les neuf partitions principales. Les parties formées par ce découpage sont nommées quartiers. C'est à l'aide de ceux-ci que les blasonnements pourront s'effectuer avec précision.
Suivant la forme du quartier, il peut avoir une appellations plus spécifique, comme par exemple le gironné formé par le découpage en « parti, coupé, taillé et tranché ». Le quartier qui en résulte se nomme un giron.

 
écu parti

 
Viennent ensuite les neuf partitions ternaires. Il s'agit de partitions composées de trois « quartiers ». Ce partage en trois parties s'effectue selon des normes bien précises (voir les dessins ci-dessous). Ce type de partitionnement se nomme des « tiercés ».
Ces partitions ne sont pas celles qui sont les plus utilisées. Problème d'émail ? Voir les règles.

 
ecu parti

 
Elles sont respectivement : tiercé en fasce, tiercé en pal, tiercé en bande, tiercé en barre, tiercé en pairle, coupé mi-parti en pointe, coupé mi-parti en chef, parti mi-coupé à dextre, parti mi-coupé à senestre.
 
Les chiffres dans chaque partie de l'écu indique l'ordre du blasonnement lors de la lecture du blason.

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Les répartitions et les rebattements de l'écu.


La combinaison des partitions entre elles, forme ce qu'on appelle des répartitions ; même si le sens originel est « parti à nouveau ». Les répartitions apparaissent lorsqu'on découpe les quartiers d'une partition principale ou ternaire.
Chaque quartier ou partie sera donc : réparti, recoupé, retaillé, ou retranché, suivant s'il est parti, coupé, taillé ou tranché.
Normalement, il s'agit de redécouper le blason en parcelles rectangulaires de 6, 8, 10, 12, 16, 20, 24, 28, ou 32 parcelles. Les exceptions telles le gironné ou l'écartelé en sautoir peuvent être considérées comme appartenant à la même famille.
Le meilleur moyen de se faire une idée, est de regarder des exemples ! :-))
Encore un petit détail, lorsqu'un découpage de type écartelé, écartelé en sautoir s'effectue dans un dans un quartier, il se nomme contre-. Les plus usités sont, le contre-écartelé, le contre-écartelé en sautoir et le contre-gironné. On ne précise pas la position du contre lorsqu'il est situé dans le premier quartier.
 
ecu     écu     ecu coupe     écu     ecu     ecu

Donc voici, de gauche à droite : « un écu parti de trois et coupé d'un »  ; « un écu parti, coupé de deux »  ; « un écu écartelé et parti le second », (ce qui donne effectivement un découpage dissymétrique)  ; « un écu écartelé et parti en 2 et en 3 »  ; « un écu écartelé et contre-écartelé ». ; « un écu écartelé et contre−écartelé en sautoir en 2 ».
 
Autres exemples en couleur :
 
blason gironné       ecu gironne

 
Écus : « gironné d'argent, de pourpre, d'argent et d'azur » et « gironné d'azur et d'or ». Le gironné est la combinaison de l'écartelé et de l'écartelé en sautoir.
Le giron, représente quant à lui, la forme triangulaire, celle-ci peut se retrouver toute seule sur un écu, par exemple : « d'argent, au giron d'azur ».
 
Les rebattements ne sont ni plus ni moins qu'une multiplication successive d'une même partition, ou d'une pièce honorable.
Le palé est le rebattement du parti, alternant ainsi les émaux des pièces verticales. Le fascé est le rebattement du coupé, le barré, celui du taillé et le bandé, celui du tranché.
Le rebattement oblige parfois à la réduction de la taille des pièces, cependant, lorsque les pièces perdent trop de leur proportion vis à vis de l'écu, le nom associé au rebattement est modifié. Par exemple pour le parti, on obtient le pal, ou plus précisément, le tiercé en pal, puis palé de x pièces.
 
Attention, une petite subtilité se détache ici, malgré les noms composés avec le mot pièces, comme dans « ... bandé de quatre pièces ... », il s'agit d'un rebattement considéré comme une partition contrairement à « ... quatre bandes de ... » qui représente effectivement les pièces propres.
 
écu fasce écu fasce Dans l'ordre, nous avons : « fascé d'argent et d'azur », puis « fascé d'azur et d'argent de 6 pièces ». Ajouter de 6 pièces n'est pas une erreur, toutefois un fascé sans autre indication est (normalement) forcément de 6 pièces. :-)
Si le nombre de pièces augmentent encore, nous aurons d'abord un fascé de 8 pièces, puis le fascé deviendra un burelé (à partir de 10 pièces). La burèle (ou burelle) est le nom donné à cette pièce de faible largeur.
écu fasce Attention de ne pas confondre ce blason ci-contre, avec les précédents !
Il s'agit de la pièce « fasce » et non d'un rebattement.
« D'argent, à deux fasces d'azur ».
Ici, un autre exemple où il ne faut pas confondre le rebattement et la pièce ! Cette erreur est apparemment relativement commune, même dans des armoriaux très anciens...
écu chevronné écu à 3 chevrons Dont voici deux exemples : « Chevronné d'or et de gueules » et « D'or, à trois chevrons de gueules ».
Croyez-moi, on se fait vite avoir... ;-)

 
Voici maintenant des exemples sur les différences entre les pièces en pal et les rebattements du pal. Voir aussi la partie spécifique sur les pièces. L'azur et le gueules ne sont ici, dans les représentations, que pour vous aider à bien distinguer les pals des palés. Chacun peut être d'un émail quelconque.
pal - 3 pals
pal - 3 pals
 
« D'argent à X pals d'azur », 1, 2 et 3 pals. Notez bien les deux derniers blasons, ils ont tous les deux le même blasonnement : « D'argent, à trois pals d'azur », mais les largeurs des pals et des espacements sont différents. Les deux représentations sont justes, mais le second style est peut être un peu plus ancien...
palés
palé de x pièces
  • Palé de quatre pièces.
  • Palé.  (6 pièces)
  • Palé de huit pièces.
vergetés
vergeté de x pièces
  • Vergeté.  (10 pièces)
  • Vergeté de douze pièces.

 
Chaque orientation obéit à la même règle d'appellation en fonction du nombre de rebattements présents. Seuls les noms représentant les pièces et leur réduction sont différents.
Nous obtiendrons donc pour la bande, en commençant par sa partition primaire : tranché, bandé de deux pièces, bandé de quatre pièces, bandé (sous entendu de six pièces), bandé de huit pièces, coticé (sous entendu de dix pièces), coticé de X pièces, etc.

S'il en est de même pour le taillé donnant le barré de X pièces, malgré que le nom de la pièce réduite de la barre soit la traverse, lorsqu'elle est utilisée en nombre on la trouve plus couramment sous le nom de coticé en barre ! Changement du nom à 10 parties comme les autres.
Pour résumer et faire le distingo entre le découpage de la partition, la pièce qui en découle et son rebattement, voici un tableau récapitulatif :

 Partition   Pièce   Rebattement  pièce réduite  Rebattement 
PartiLe palLe paléLa vergetteVergeté
CoupéLa fasceLe fascéLa burelleBurelé
TranchéLa bandeLe bandéLa coticeCotissé
TailléLa barreLe barréLa traverseCotissé en barre

Comme vous l'aurez remarqué, il y a des chiffres qui n'ont pas besoin d'être cités : six (6) et dix (10). Le nom du rebattement est suffisant  pour chacun d'eux s'ils comportent ce nombre de pièces. Exemple : fascé = 6 et burelé = 10. Les citer n'est toutefois pas une erreur.
Voici trois petits exemples :

RebattementsPièces
blason bande   blason cotice     blason cinq cotices
Bandé de 8 pièces   Coticé   D'or à 5 cotices d'azur

 
écu contre bandé Voici un exemple de « contre » associé à un rebattement du bandé.
Celui-ci aura pour lecture : « Parti et contre bandé de 6 pièces d'or et de gueules, de l'un à l'autre ».
   écu équipolé Voici maintenant un exemple utilisant une combinaison du fascé et du palé... « D'azur, équipolé d'argent ».

écu contre palé « Contre palé de gueules et d'or, de quatorze pièces ».
Un blasonnement plus précis serait : « Coupé, palé de gueules et d'or de quatorze pièces et contre palé des mêmes ».
   écu contre fascé « Contre fascé d'or et de gueules, de quatre pièces ».

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Les partitions relatives aux vêtements.

Voici d'autres types de partitions existantes.
Ces partitions donnent à l'écu la représentation d'un Homme et se proposent de l'habiller, c'est pourquoi leur nom rappel celui des vêtements.
Comme je l'ai déjà signalé, il s'avère que des pièces se superposent (voire, se confondent) avec des partitions. C'est exactement le cas avec ces partitions. Toutefois, à mon sens, la partition est mieux adaptée à l'écu que la pièce dans ce domaine.
Pour mieux comprendre la différence qui peut exister, je vous propose d'aller un peu plus loin en vous dirigeant vers le chapitre des pièces. :-)


Tel un humain, l'écu poura être chappé (la cape), chaussé, vêtu ou mantelé, si l'on considère les flans, il poura aussi être embrassé sur un côté ou flanqué... Je vous laisse découvrir les significations en images. :-)

d'argent, chappé de pourpre.
Chappé

d'argent, chaussé de pourpre.
Chaussé

blason : d'argent, chappé chaussé de pourpre.
Vêtu

blason : chappé-chaussé
Chappé-Chaussé
  Vêtu = Chappé et chaussé d'un même émail.
Chappé-chaussé = de deux émaux différents, ici de l'un à l'autre.
d'argent, chaussé de pourpre.
d'azur, chappé d'argent. d'argent, chaussé de pourpre.
Notez que (quelque soit la partition « vestimentaire »), il n'y a pas de position d'arrêt réelle pour le trait. Comme vous pouvez le constater, ces partitions doivent s'adapter à la forme de l'écu pour rester intègres et esthétiques, les formes dans les carrés sont les formes de bases. Le second chappé pourait effectivement être confondu avec une pointe (pièce).


Mantelé

d'argent, embrassé à dextre de sinople.
Embrassé à dextre

D'argent, embrassé à senestre de sinople.
Embrassé à senestre

d'argent, embrassé à senestre de sinople.
Embrassé à senestre

d'argent, flanqué d'azur.
Flanqué
Tiens, quel est donc cette étrange partition ? :-)
« un flanqué » aussi nommé « flanqué-courbé », je profite de cette partition pour introduire les courbures qui peuvent s'appliquer à l'ensemble des partitions que nous venons de voir.
En voici quelques exemples :


Chappé-ployé


Chappé-courbé


Embrassé-ployé à dextre


Embrassé-courbé à dextre


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  Le vocabulaire  

 
Il ne s'agit ici, que des mots utilisés dans le texte de cette page. Les définitions sont simplifiés au plus court. Un véritable lexique est en préparation et devrait être fonctionnel petit à petit...
Si vous ne trouvez pas votre bonheur dans le vocabulaire ci-dessous, essayez sur le lexique plus complet...

 
ARMOIRIES
Armoiries ou armes. C'est un ensemble qui comprend : l'écu, les figures, les devises et tous les ornements extérieurs.
exemple : Les armoiries d'une famille, d'une ville, d'un État...
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BLASON
Le blason est un ensemble de couleurs et/ou de dessins apposés sur un écu. Cet emblème ainsi formé représente les armes d'une famille. Le blason est également l'ensemble des armoiries qui composent un écu.
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BLASONNER
1. C'est donner un descriptif clair et précis d'un blason, d'une armoirie... Il s'agit de donner une « lecture ».
2. Peut aussi être employé pour signifier la création d'un blason.
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CIMIER
C'est la figure qui surmonte l'écu. Lorsqu'il y a un heaume ou une couronne, c'est l'ensemble des décorations diverses qui se trouve au dessus. Il peut-être blasonné du même (comme l'écu qui le soutien, sous entendu composé des mêmes émaux et de même conformation) et il est souvent fantaisie.
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ÉMAUX
En héraldique, les émaux correspondent aux différentes couleurs que l'on peut rencontrer. Ceux-ci sont de trois types, et ils portent les noms suivants : METAUX, FOURRURES et COULEURS.
Ils sont associés respectivement aux boucliers de bois peint, de métal et recouverts de fourrures, ou bien de mélange.
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ÉCUSSON
L'écusson est un petit écu employé en tant que meuble dans un écu d'armoiries.
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HEAUME
Le heaume est un casque intégral destiné aux combats et aux joutes. Il en existe de très nombreuses variétés. Bientôt des images sur la page médiévale...
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HÉRAUT
Héraut ou Hérault en vieux François, ;-) c'est un personnage officiel chargé de porter les déclarations de guerre, de régler les cérémonies et les jeux (joutes), ainsi que de surveiller les blasons dans leur authenticité et leur unicité. Leur rôle est également (avec l'aide de leurs commis) de répertorier les armoiries existantes.
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MEUBLES
Les meubles représentent l'ensemble des figures du blason. Figures ou pièces mobiles de l'héraldique.
Par exemple : un lion, une fleur de lys, ...
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PIÈCES
Les pièces représentent l'ensemble des figures héraldiques dites immuables. Cela concerne des figures types qui peuvent se superposer aux partitions.
Pour obtenir plus d'informations, lisez le chapitre consacré aux pièces.
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TABARD
La tabard est la tunique armoriée que portaient certains personnages par dessus leur armure.







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