La lecture des blasons   

 
Sceau blason

  1. Introduction.
  2. Quelques conseils...
  3. La lecture proprement dite.
  4. La composition des armoiries.
  5. Des exemples...


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1. Introduction.

Lire un blason, en fait, le décrire, se dit « blasonner ». C'est l'énumération complète de la composition d'un blason. Il s'agit d'en donner une description aussi brève que possible tout en restant très précis. La priorité étant l'exactitude !
Par conséquent, pour lever le doute on n'hésitera pas à ajouter des précisions, quitte à « alourdir » le blasonnement.

[Info : Blason viendrait de « Blasen », un mot d'origine Germanique qui signifie « sonner du cor ». Or, faire retantir cors et trompètes étaient la manière d'annoncer les personnages. Suivait ensuite l'énumération des titres et des armes... C'est de là, que le plus probablement le mot « blason » serait né, avec comme signification d'annonce, d'énumération des armes.]

La lecture peut s'étendre aux armoiries complètes, c'est à dire sans omettre, s'il y a lieu, le cimier, le timbre, les lambrequins, les tenants, les supports et les soutiens, le cri et la devise, etc. Bref, ce qu'on appel les ornements extérieurs. :-)
Même si ceux-ci n'obéissent à aucune règles précises, ils peuvent apporter des éléments d'identification importants (titres, critères ecclésiastiques, etc.)

Le vocabulaire employé pour effectuer le blasonnement est souvent très ancien et certains mots ne sont plus guère employés de nos jours. Il faudra donc être attentif aux faux-amis et aux contre-sens possibles.
Certains mots ont également subis des variations d'orthographes au fil des siècles... Tout ceci donne parfois des descriptions assez difficiles à comprendre mais avec un charme tout particulier.

Heureusement, la définition de ces mots existe encore et les explications décortiquées du vieux français sont disponibles dans les livres dédiés à l'héraldique. D'autres lexiques assez complets sont accessibles via Internet, y compris sur mon site. ;-)
Enfin, un dernier point avant de poursuivre. Un mot représente un élément défini, cependant cet élément peut varier d'un dessinateur à l'autre (artiste, héraut), mais aussi l'objet (l'élément) en lui même suivant les régions et les époques (exemple, l'anille ou fer de moulin). Ce n'est pas une faute en soit, le blasonnement sera le même et juste.
Toutefois, lorsqu'on possède le dessin original, il convient de respecter au mieux le style de représentation et le positionnement précis des différents éléments.


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2. Quelques conseils.

Pour éviter d'alourdir cette page (taille et temps de chargement) vous aurez besoin des quelques petites connaissances acquisent dans les chapitres précédents de ce site. Elles ne seront pas réexpliquées dans cette partie. C'est pourquoi, avant de vous aventurer dans cette partie sur la lecture des blasons, je vous recommande de lire au minimum les rubriques indiquées ci-dessous.
Même si toutes les parties de ce site sont importantes (et intéressantes ;)), certaines sont indispensables pour comprendre les blasonnements (vocabulaire, règles et subtilités).
Je vous recommande la lecture des chapitres suivants : Bien sûr, suivant vos connaissances héraldiques ce n'est peut-être pas nécessaire.


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3. La lecture proprement dite.





Rappel :
Comme nous l'avons déjà vu, la partie dextre (droite) de l'écu se trouve à gauche lorsqu'on le regarde de face (vue du spectateur). L'explication est que l'écu représente son porteur, par conséquent il est dans le bon sens pour celui-ci.
Dans le même odre d'idée, les ombres portées des charges apparaissent en bas à droite car le soleil (la lumière) doit venir du coin supérieur gauche de l'écu lorsque celui-ci nous est présenté de face.
Par contre, lors de la lecture (du blasonnement), on lira le blason de gauche à droite, souvent de haut en bas et surtout en suivant les règles de découpage de l'écu. (Voir les numéros indiqués sur les écus dans la partie consacrée aux partitions de l'écu).

Attention, concernant l'écartelé, on trouve les deux systèmes suivants :
12
34
 et
12
43
Le premier système exposé étant apparemment celui le plus employé en France. Je vous présente les deux car je les ai croisés, mais il semblerait que le second système soit en fait une erreur (d'écriture, recopie, coquille... ?) et n'existerait pas. À suivre...

Dans le cas le plus favorable, on blasonnera comme suit :
« Écartelé aux 1 et 4 de ... et aux 2 et 3 de ... » ; exemple : « écartelé aux 1 et 4 de gueules à la fasce d'or ; aux 2 et 3 d'argent », mais lorsqu'il ne s'agit que d'émaux, on pourra dire : « écartelé d'or et d'azur », étant entendu que 1 et 4 sont d'or et 2 et 3 d'azur.
Par contre, lorsque les quartiers sont différents les uns des autres ou très complexe à définir on blasonnera chaque quartier individuellement. Exemple : « écartelé, au 1 de ... ; au 2 de .... ; au 3 de ... ; au 4 de ... ».



Fonctionnement :

Le blasonnement commencera toujours par l'écu, même si celui-ci comporte de nombreux ornements extérieurs ; ceux-ci seront blasonnés par la suite.
Ceci étant dit, la lecture du blason débute par son partitionnement (s'il existe), suivi de l'émail du champ principal puis des charges (pièces et meubles) avec leur émaux respectifs et ainsi de suite avec chaque partie... :-)
Lorsqu'il y a plusieurs charges, on blasonnera en premier les pièces et\ou les meubles principaux (de 1er ordre) présents sur l'écu.

En règle générale, les pièces sont énumérées avant les meubles les chargeant, et ce, dans chaque partie si l'écu est partitionné. Le champ et l'abîme de l'écu sont de permier ordre, par conséquent, un meuble placé au coeur de l'écu sera blasonné avant une pièce même honorable tel le chef.
D'autres éléments clés pour trouver l'ordre de priorité de blasonnement : C'est encore un peu flou ? :) On va essayer d'éclaircir un peu cela en procédant par étape :
(En cas de doute(s) restez logique).

Ordre de blasonnement de l'écu :

Ordre de blasonnement d'une pièce :

Lorsqu'on blasonne une pièce, on donne bien évidemment son nom :), son contour s'il n'est pas linéaire (bretessé, denté, ...), son état (alaisé, failli, ...), puis son émail ou sa composition si celle-ci est « remplie » d'autre chose que d'un émail unique (échiquetée ..., billettée ..., semée de ...), et enfin le ou les meubles qui l'a chargent.
Dans le cas ou il y aurait plusieurs pièces identiques, leur nombre serait indiqué avant leur nom, exemple : « ... à trois fasces de sable ».
Mais, lorsque ces pièces font parties d'un rebattement, leur nombre est souvent indiqué après leur émaux, comme dans : « palé d'or et de gueules de quatre pièces ».
Il arrive de rencontrer dans des armoriaux : « palé d'or et de gueules (4) » ou (4p) ; cet indication représente effectivement le nombre de pièces et elle est parfois placée juste après le partitionnement plutôt qu'après les émaux.

Ordre de blasonnement d'un meuble :

Les meubles sont blasonnés en commençant par leur nombre (si > 1), suivi du nom de celui-ci, puis de sa « caractéristique particulière », de sa posture et de son orientation (si l'une diffère de sa caractéristique naturel ou dite par défaut), puis de son émail ou de sa composition, enfin on blasonnera ses attributs s'ils sont d'un émail différent.
Exemple : « D'or, au lion couard regardant contourné de sable, armé d'azur ».
S'il y a plusieurs meubles identiques, il ne faut pas oublier d'indiquer (sauf conformation par usage (défaut)) leur disposition et leur orientation.
On aurait alors : Dans certains cas, lorsque c'est explicite, il est possible d'omettre les mots comme « rangé » ou « posé ».

Imaginez : « D'or, à la barre d'azur, chargée de trois fusées d'argent ». La fusée qui normalement dans sont état normal est verticale (orientation), charge ici, une barre (pièce oblique), c'est à dire, on positionne par dessus celle-ci trois fusées. Ces fusées seront donc rangées (placées) en barre par nécessité (elles suivent la forme de la pièce), mais en est-il de même concernant son orientation ?
C'est plus une convention qui va régir cet état et non réelement une règle. D'autre part cela dépend des meubles...
Néanmoins, le plus souvent les meubles seront posés dans le même sens les pièces obliques qui les accueillent.
Cette même disposition de meubles mais en supprimant la pièce, serait blasonné : « D'azur, à trois fusées d'argent rangées en barre, posées de même », vous constatez que l'on précise alors l'orientation, sinon elles seraient verticales. Maintenant si nous voulons qu'elles soient orientées verticalement sur une barre (pièce) il faudrait ajouter un adjectif : « D'or, une barre d'azur chargée de trois fusées d'argent, posées à plomb ».
À contrario, on pourraît obtenir : « D'or, à la barre d'azur, chargée de trois fusées d'argent, posées en bande » ou encore, « D'azur, à trois fusées d'argent rangées en barre, posées en bande ». Voir ces exemples.
Notez également que le meuble peut voir ses dimensions réduites pour s'adapter à son environnement.
[Tout le monde n'est pas totalement d'accord avec ce qui est dit, pour y remédier, c'est simple, il suffit d'indiquer à chaque fois le placement (rangé) et l'orientation (posé), même pour ce qu'on concidère disposé de manière naturelle. Le point positif est qu'il n'y aura aucun litige quand à la relation blasonnement et blason (dessin), mais au détriment d'une certaine rigueur héraldique qui fait partie de l'Héraldique.]

Autres caractéristiques d'un blasonnement :

Voila pour les grandes lignes ; tout ceci est davantage un guide, des conventions que des règles absolues, puisque le principal objectif est d'obtenir un blasonnement correct. Il est possible, voire normal d'obtenir à partir d'un blason (dessin) un blasonnement (descriptif) différent, surtout lorsque le dessin est complexe, mais à partir de ce(s) blasonnement(s) on doit obtenir le même blason ! (Au trait du dessinateur près).
Cependant, l'héraldique c'est aussi un vocabulaire, des règles et une grammaire particulière, il faut donc les employer à chaque fois que c'est possible.
Gardez bien à l'esprit, quitte à me répéter, ;o) qu'un blasonnement (en lecture) doit pouvoir être utilisé pour recréer (blasonner ;-)) un écu. D'où l'importance de la précision de l'énumération. Mieux vaut un blasonnement trop détaillé que pas assez !


Je reconnais que c'est parfois délicat. c'est pourquoi on va développer tout ça en image... :-))


Étude à l'aide de dessins :
 
Quelques exemples sur le taillé.
taillé
On retrouve ici plusieurs possibilités de blasonnements (énumérations) :
Les mots écrits en italique sont souvent omis car implicites dans un descriptif héraldique, toutefois en cas de doute ils devront faire partie du blasonnement. Les mots soulignés sont parfois absents mais leur absence peut parfois changer le sens du blasonnement...
- « Taillé de sable et d'or, un écusson d'argent, chargé de deux hermines du premier, posé au franc-quartier ».
- « Taillé, de sable, à un écusson d'argent, chargé de deux hermines du premier et d'or ».
- « Taillé : au 1, de sable, à un écusson d'argent, chargé de deux hermines du premier ; au 2, d'or ».

1. Lécu est partitionné (Taillé) :
« Taillé d'or et d'azur, à un lion rampant d'argent, armé et lampassé de gueules ».
2. Le lion (meuble) est également partitionné (émaux inversés) :
« Taillé d'or et d'azur, à un lion rampant de l'un en l'autre, armé et lampassé de gueules ».
3. Le lion (meuble) est également partitionné (émaux différents) :
« Taillé d'or et d'azur, à un lion rampant taillé de sinople et d'argent, armé et lampassé de gueules ».
4. Seul le lion (meuble) est partitionné :
« D'or, à un lion rampant taillé de sinople et d'argent, armé et lampassé de gueules ».

La suite lors de la prochaine mise à jour... ;)



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4. Composition des armoiries.

Les armoiries dans leur ensemble peuvent représenter plus que l'écu (le blason). Les armoiries sont « habillées » de nombreux autres éléments que nous alons voir en détail, cet habillage est apparu plus tard dans l'histoire de l'héraldique, il n'obéit à aucune règle bien définie (sauf exeptions citées plus bas) si ce n'est l'embellissement des armes par elles-mêmes.
Par conséquent, il ne faudra pas rechercher quelconque symbole dans ces éléments.
Nombres de ces éléments vont pouvoir se retrouver ensemble car ils occuperont chacun une place bien précise dans la composition des armoiries.
Ces éléments, cet « habillage » représente dans le jargon héraldique, les ornements extérieurs.

armoiries

Il faut toutefois noter que certains ornements sont « réservés » quant à leur utilisation, car ils correspondent à un titre de noblesse particulier. En effet, s'attribuer une couronne, alors qu'on ne possède pas de titre de noblesse, relève de la pure usurpation de titre et n'a strictement aucune valeur, vous n'en serez pas roi pour autant !  ;o)
Tout comme pour les couronnes, les heaumes se déclinent en variantes sensées représenter un titre. Je dis sensé car la règle ne fût apparemment pas respectée ! :)
Néanmoins, à une certaine époque, si tout le monde avait le droit de posséder ses armoiries, il pouvait en couter très cher à l'usurpateur d'un heaume et de surcroit d'une couronne !
Ces heaumes, mis en tant que timbres sont apparus plus tardivement et sont d'avantage des heaumes de joutes et de parades que des casques utilisés au combat !

Avant de commencer, je précise que chaque élément (ornement) est facultatif, s'il n'est pas présent on passe au suivant... :-) D'autre part la couronne ne sera pas répétée moulte fois, elle sera soit directement au dessus de l'écu, soit sur le timbre, soit au niveau du cimier, ou encore au dessus, couvrant le manteau ou équivalent (chapiteau, pavillon, ...).
Une fois l'écu blasonné, voici généralement l'ordre dans lequel l'énumération des ornements extérieurs à l'écu s'effectuera :


Voici en détail quelques ornements qu'on peut trouver :
1  Le blason... :-)
2  On trouvera ici, tous types de couronnes ou chapeaux. Cet ornement qualifie un titre ou plus souvent lorsqu'il est si gros (taille de l'écu ou davantage) une ville ou un état. La couronne est normalement légèrement au dessus de l'écu.
3  Le cimier quand à lui est souvent « aux couleurs » de l'écu, mais ce n'est pas ne obligation.
4  Les lambrequins et autres listels.
5  Le collier d'ordre...
6  Ces ornements sont répertoriés en trois familles dont il n'existe pas de liste exhautive.


7  Le cri
8  La devise
9  Ne cherchez pas, le neuf (9) n'est pas représenté. ;-)) Voir l'image en noir et blanc en haut de ce chapitre. Il est possible de définir cet ornement avant le cri et la devise.
C'est (mis à part le « plat » sur lequel les armoiries sont dessinées) l'arrière plan, le dernier soutien pour l'ensemble des armoiries, il existe deux catégories qui peuvent éventuellement se retrouver supperposées. Les premiers soutiens sont de la même famille que les soutiens (8) expliqués ci-dessus, mais placés en sautoir sous l'écu et de tailles relativement imposantes. On va y retrouver des armes (épées, hallebardes, ...) mais aussi des bannières avec leur hampe et d'autres ayant la particularité d'être distinctif comme les bâtons de maréchaux, les clés du paradis, les masses d'armes (grand chancelier), etc. qui sont « réservés » à un titre.
Et enfin les tentes, pavillons, manteaux (mantels) ou capes (capelines) qui représentent une grande surface de « tissu », tantôt aux armes, tantôt unis. Par exemple, d'azur semé de fleurs de lys d'or pour le pavillon de France sur lequel s'affiche le blason de France (à 3 lys d'or).



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5. Exemples.

Les premiers pour la route :
« D'or, à la cotice de gueules, au lion dragonné de sable, armé et lampassé de gueules, brochant », on peut trouver « ... brochant sur le tout » ou encore « ... brochant la cotice ».
« D'or, au lion dragonné de sable, armé et lampassé de gueules, la cotice de gueules, brochante ».
« D'or, au lion dragonné de sable, armé et lampassé de gueules, au bâton péri en barre de gueules ». Le brochant devient inutile sur ce qui semble être une brisure de ces armes.

« D'azur, à la croix d'argent, cantonée d'une billette d'or, une aigle bicéphale de sable posée en abîme ». « en coeur » est également une utilisation correcte.


ville de grand-pressigny Cet exemple est assez complexe à définir, voyons les différentes manières de le « décortiquer »... ;-)
La version officiel de la mairie est : «  ».
 
Pour ma part je blasonnerais comme suit :
« Gironné d'or et azur, une croix contre-palée d'azur et d'or de quatre pièces en pal et contre-fascée des premiers de quatre pièces en fasce, sur le tout de gueules, à la croix d'argent, une moucheture d'hermine en chef ».
Ce blasonnement à le mérite d'être court et précis. Toutefois il est possible, en supprimant les sous-entendus ajouter un peu de charme prosaïque au blasonement.
 
D'autres blasonnement sont tout à fait valables, nous les verrons après l'explication en détail de la construction associée au blasonnement que je vous ai proposé. L'ordre de construction est indiqué par les chiffres de couleur rouge.
 
1  La base de l'écu : le gironné d'or et d'azur, les chiffres en vert vous rappel l'ordre de lecture de cette partition.
2  Une croix...
3  Maintenant supperposée.
   4  Maintenant, considérons un pal contre-palé d'azur et d'or.
5  Et une fasce, contre-fascée d'or et d'azur.
Oui mais alors, pourquoi ne pas les utiliser directement et passer par la croix ? Comme précisé dans le chapitre des pièces, la croix est la concrétisation du pal et de la fasce ! ;-)
Mais il ne serait pas faut de dire : « Gironné d'or et d'azur, chargé d'un pal contre-palé d'azur et d'or (4p) et d'une fasce brochante, contre-fascé (4p) ... ». Notez l'obligation d'ajouter les termes « chargé » et « brochant ».
Voici le « sur le tout », je ne vous ferais pas l'affront de vous l'expliquer... :-)


Voici d'autres blasonnements corrects :
« Gironné d'or et d'azur, à la croix brochante, palé d'azur et d'or de quatre pièces en chef et d'or et d'azur en pointe, fascé d'or et d'azur de quatre pièces à dextre et d'azur et d'or à senestre ; en coeur un blason de gueules à la croix d'argent garnie d'une hermine en chef ».
 
Ou encore :
« Gironné d'or et d'azur, au pal brochant palé et contrepalé de quatre pièces, d'azur et d'or, à la fasce brochante fascée et contrefascée de quatre pièces d'or et d'azur, sur le tout, en abîme, un écu de gueules à la croix d'argent chargée en chef d'une hermine ».
 
Ou bien une version très précise en définissant les neuf quartiers et utilisant un partitionnement différent de la croix :
« Parti de deux, coupé de deux, au 1, tranché d'or et d'azur ; au 2, palé d'azur et d'or de quatre pièces ; au 3, taillé d'azur et d'or ; au 4, fascé d'or et d'azur de quatre pièces ; au 5, sur-le-tout de gueules, à la croix d'argent, chargée en chef d'une moucheture d'hermine de sable ; au 6, fascé d'azur et d'or de quatre pièces ; au 7, taillé, d'or et d'azur ; au 8, palé d'or et d'azur de quatre pièces ; au 9, tranché d'azur et d'or. ».
 

Voici la version donnée le livre « Blasons de Touraine » de Bernard de Fournoux : « Fascé, contrefacé, palé, contrepalé, les cantons gironnés et contre-gironnés, le tout d'or et d'azur, sur le tout de gueules à la croix d'argent chargée d'une moucheture d'hermine au point du chef ».
Je n'y adhère pas du tout car bien trop imprécise ! Un fascé ou un palé est composé de six pièces par défaut (ce qui n'est pas le cas). Les cantons sont dits gironnés, que néni ! On pourait dire composé de deux girons (encore faudrait-il préciser émaux et dispositions) ; une utilisation du taillé et du tranché serait mieux adaptée. « ... le tout d'or et d'azur ... », humm, oui, effectivement il n'y a que ces deux émaux mais l'ordre n'est pas le même pour chaque rabattement !


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